Pénurie de main-d’œuvre : un problème systémique
Environ 20 % des postes dans le secteur de la santé demeurent vacants dans les régions éloignées du Québec. Cette situation s’explique par un manque d’attractivité pour les jeunes diplômés, souvent attirés par les opportunités des grands centres urbains. De plus, les conditions de travail difficiles et l’absence d’équipements modernes aggravent la situation.
Un exemple criant est la région de la Côte-Nord, où seulement deux cardiologues sont en fonction pour une population de plus de 90 000 habitants, selon le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).
Infrastructures vieillissantes : un frein au progrès
Beaucoup d’hôpitaux régionaux datent des années 1970 et ne répondent plus aux standards actuels. L’absence d’équipements comme les scanners ou les laboratoires modernes ralentit les diagnostics et les traitements. Le programme provincial PROMIM (Programme de modernisation des infrastructures médicales), qui alloue 1,2 milliard de dollars à la rénovation des établissements, est un pas dans la bonne direction. Cependant, seulement 40 % des projets prévus ont été achevés en 2023.
Solutions pour attirer et retenir les talents
Au-delà des primes financières, une approche plus holistique est nécessaire pour recruter et retenir les professionnels de santé. Les initiatives telles que les partenariats universitaires, offrant des stages dans les régions, et les programmes de mentorat pourraient avoir un impact durable.
Télémédecine et innovations locales
La télémédecine joue un rôle crucial dans ces régions, mais son efficacité dépend des infrastructures numériques. Des projets comme l’installation de cliniques mobiles équipées pour réaliser des diagnostics avancés représentent une autre solution innovante.